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Le Gouvernement national des Trois Comtés du Vivarèis est, depuis l'an 1007, détenu par le Très Noble Arnvald du Chazelet, XIIIème du nom, qui a été investi des pouvoirs de Chevalier après avoir été élu à la majorité des voix par le Grand Conseil National, pour une durée de 10 ans. Selon la coutume ancestrale, il a revêtu l'armure de parade lors d'une grandiose cérémonie qui s'est déroulée au palais gouvernemental de Belle-Faysse, capitale nationale des Trois-Comtés. C'est le Très Estimé Maître Efilone, Membre du Comité des Erudits, qui a exécuté les croquis qui ornent maintenant la Grande Bibliothèque de Belle-Faysse, rejoignant ainsi ceux des précédents chevaliers, immortalisés pendant leur cérémonie d'investiture.
C'est le précédant Chevalier, en l'occurrence le Très Noble Alyosis de Beaume, qui a procédé à l'intronisation de son successeur, en lui demandant de prêter serment de fidélité à son peuple et aux gouvernements des Trois Comtés, ceci en vertu de Paroles de Lutins, le livre-culte des Véritables Croyances. Le Chevalier Alyosis a évoqué les 4 éléments qui sont : l'Air, l'Eau, le Feu et la Terre, sans lesquels la vie humaine ne serait pas concevable et dont le Gouverneur National a pour mission de préserver, tout le temps que dure son mandat, afin que son peuple puisse vivre en paix. Il a en outre, demandé à son successeur de s'agenouiller devant les représentants du peuple réunis dans la salle magistrale du Palais Gouvernemental, afin de lui faire allégeance. A la fin de la cérémonie, le Chevalier Alyosis a offert à son successeur l'épée d'Horic-le-Jeune, le premier chevalier, symbole de sa charge. C'est également lui qui a choisi, dans le haras de Belle-Faysse, le cheval qui accompagnera le Chevalier Arnvald dans tous ses déplacements et qui sera sa monture attitrée parmi les nombreux chevaux dont il dispose malgré tout. C'est ainsi qu'Alyosis de Beaume a tendu les rênes de Laska de Coste-Verdan à Arnvald du Chazelet, lui conférant par ce geste même le titre officiel de Chevalier.
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|  | |  | | LASKA DE COSTE-VERDAN |  Depuis 3 ans, Laska de Coste-Verdan participe à toutes les manifestations publiques du Chevalier Arnvald.
C'est une descendante directe d'Outlaw, l'étalon d'Horic-le-Jeune, le premier Chevalier des Trois-Comtés, élu par ses pairs en 213.
Laska est une jument de 13 ans élevée dans le Haras national de Belle-Faysse. Elle possède toutes les caractéristiques du Pure-race du Verdan : robe grise truitée, une taille au garrot de plus d'1m50, une encolure forte, poitrail large, croupe ronde, elle a le dos assez court et un beau port de tête. Les crins sont peu fournis. Les poulains naissent noirs ou bai brun, mais leur robe commence à changer à partir de 6 mois. Débourrés assez jeunes, vers 2 ans et demi, ils sont mis malgré tout au travail tout doucement, leur entraînement sportif ne commençant guère avant 4 ans. Compétiteurs tardifs, certes, mais ceci s'avère payant puisqu'ils excellent en compétition : CSO, Concours Complet, Dressage ou endurance, ils font preuve de beaucoup de courage, d'ardeur et de générosité. D'un tempérament toutefois assez lunatique, ces chevaux exigent de leur cavalier présence en selle et beaucoup de douceur. Laska a un étourdissant palmarès en concours Complet. Plusieurs fois championne des Trois-Comtés, sacrée "Meilleur Cheval de Sport" de l'année en 1006, il est normal que Sire Alyosis de Beaume l'aie choisie pour être la jument de parade du Chevalier Arnvald : ensemble, Arnvald du Chazelet et Laska ont remporté successivement 4 trophées en CCE entre 1003 et 1006. C'est d'ailleurs sous la selle d'Arnvald que Laska - surnommée affectueusement "la Grande Grise" par ses lads - fut couronnée en 1006, lors du 23ème Trophée de la Haute-Valette, concours qui rassemble chaque année plus de 1000 participants dans toutes les disciplines équestres. Le fait de confier la jument à Arnvald lors de la cérémonie d'investiture est un grand honneur qui lui est échu. En effet, si la grande majorité des Chevaliers du Vivarèis ont tous été de grands champions en équitation, peu sont ceux qui ont reçu l'insigne privilège de se voir offrir par leur prédécesseur le cheval avec lequel ils ont accompli leur carrière sportive. Mais les relations d'Arnvald du Chazelet et de Laska de Coste-Verdan sont particulièrement fortes depuis qu'il l'a débourrée alors même qu'elle faisait simplement partie du haras de Belle-Faysse, et que très jeune, elle ne manifestait pas de qualités physiques et esthétiques particulières, Arnvald a eu un coup de coeur et s'est engagé à faire de cette pouliche une belle jument, sachant la mettre en confiance devant les difficultés, la main toujours douce, la caresse à portée de voix... C'est ainsi qu'il l'a menée vers une carrière triomphante alors même que personne ne croyait que cette petite pouliche née chétive, pourrait un jour se révéler un véritable championne.
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|  L'allégeance au peuple | C'est en effet ce qui distingue le système politique du Vivarèis des autres types de gouvernements . Au niveau de chaque comté, le pouvoir exécutif est représenté par le gouverneur, qui porte le titre de Comte. C'est une charge votée à l'unanimité des voix par les Conseils de comtés. Les conseils de comtés ont des pouvoirs législatifs, qui doivent cependant se soumettre aux lois de la nation. Mais chaque comté conserve des droits qui lui sont propres dans plusieurs domaines, notamment la santé, l'éducation, la propriété… Le Chevalier représente les peuples des Trois Comtés et même s'il détient le pouvoir exécutif, ses actes sont soumis à l'approbation de la Grande Chambre et il ne peut prendre aucune décision sans que celle ci soit approuvée par la majorité des représentants. Devant le peuple, il est responsable de l'intégrité de la nation et il a le devoir de se sacrifier pour elle. Il n'est pas le suzerain, il est le vassal de son peuple. Dans chaque comté, le Gouverneur a la même obligation d'allégeance envers son peuple. Mais en tant que représentant de son peuple, il doit lui aussi prêter serment de fidélité au Chevalier. Les cérémonies de prestation de serment des Gouverneurs se font dans chacune des capitales des trois comtés : à Bouteyre, en Arpitan, à Dan-sur-Ardeyre en Verdan et à Haut-Lieu dans le comté de Basse-Combe.
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 Le Pur du Verdan | C'est un cheval totalement polyvalent qui naquit dans le Comté du Verdan au tout début de notre ère. Voyant dans sa force, son caractère et son endurance des qualités qu'il fallait conserver, les naisseurs du comté sélectionnèrent les meilleurs étalons et poulinières pour créer cette race qui allait devenir une des plus belles races de chevaux du monde-anneau. La couleur de la robe, grise en général, est une des particularité du Pur, robe assez peu courante dans les autres comtés où le baie et le pie dominent. Les guerriers adoptèrent très vite ces chevaux courageux et vifs, aux allures légères malgré leurs membres puissants, souples et habiles, n'hésitant pas devant les obstacles et particulièrement dociles pour qui sait les mener. Car leur caractère fort oblige leur cavalier à agir entre ses jambes et son dos et non avec ses mains sous peine de se voir déposer à terre avec une certaine violence... C'est d'ailleurs grâce à cette façon de communiquer avec son cheval qu'est née l'archerie montée de l'armée du Verdan, puis de l'Armée Nationale des Trois Comtés. Menant leurs montures en associant uniquement l'action des jambes et du dos, les archers montés avaient pris l'habitude de faire un noeud aux rênes afin d'avoir les deux mains libres pour encocher leurs flèches et tirer sans avoir d'action brutale sur la bouche de leur cheval. Ce noeud disparut d'ailleurs de lui-même, les archers montés ayant trouvé plus simple de remplacer le mors par un simple bridon de type "hackamore", et des rênes très courtes posées sur l'encolure de leur cheval, qu'ils pouvaient saisir quand ils le voulaient mais qui risquaient moins d'être accrochées ou arrachées. Le confort du cheval ayant prévalu sur les habitudes des anciennes écoles qui voulaient que le cheval ait un mors en bouche "pour renforcer l'effet de la main", l'utilisation du Pur du Verdan par l'armée du Comté finit par prouver aux plus récalcitrants que "l'usage et la parole du corps étaient les seules aides que pouvaient utiliser les cavaliers pour mener leurs montures au combat". Et il fut ensuite prouvé que cette façon de monter était la plus respectueuse du cheval par rapport à toute autre méthode, et c'est ainsi que tous les traités d'hippologie parlent maintenant des Purs du Verdan comme des précurseurs en matière d'équitation éthologique. Ce qui tend à prouver qu'un cheval de caractère peut donner à ses cavaliers les possibilités de le monter sans le blesser ou le soumettre, uniquement en le sollicitant avec douceur et respect... |
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